Te ressens-tu ?

immmmoo

Te ressens-tu ? reclus dans ce frimas organique ?
Tout ignescent dans les courbures de la vie ?
Ta consomption contristée, si avide, si affamée..
Tes supplices irisés, ces gravures fanées,
Leur long suintement acéré..
Engourdi, hébété, étrécit par la rage baveuse,
Spumeuse, si verbeuse..
Ce flot d’ombres mutilées, sous peu exilées..
Fossoyeux à leur corps censuré,
Dans cette forme réclinée de l’absence.
Qui flétrit, abrège, ourdit la violence..
Qu’advient-il du vide qui se débat ?
Une larme sans éclat, un râle misérable,
Une implosion inouïe, ineffable..
Un décombre chuchoteur,
Ces voix qui languissent,
Tristes et hyalines,
Dans un remous de leurre,
A l’issue maudite, éruptive..
Pis ces ruines qui lestent,
Enduisent par ce terrible glacis,
La rosée des joies possibles..
Qui naîtront onduleuses,
Enveloppées par l’odeur du péril..
Petites condamnées car nées timorées,
Vos délices s’obombreront du calice,
Par cette agonie ignivome et magnifique..

jeremy