Tam Tam Tam

llimmmo

L’immo se ranime, balbutie et trémule dans sa gangue suffocante, faïencée, ruginée !! Je le ressens à l’oeuvre.. maugréant, émaillant les parois du cœur de rimes fouineuses foireuses batelées couronnées bien brisées !! Prenant corps dans leur vastitude, tout foirant de priapisme à mesure qu’elles s’articulent !! Nues, crues, vénustes ! Mesurer raboter polir et tout lâcher !! Dans l’étrange bouquet de leur véracité, où se dévoilent toutes les pulsations de ma vie !! Comme nos apparences se délitent, soumises au tamis de l’intime ! Tam Tam Tam, et tout le semblant s’enfuit ! Il nous faut braver, dessiller nos yeux filants et vitreux, s’engorger de cette piquette hideuse, fétide mais constitutive.. Dans l’inclémence la plus entière, dans l’absence de l’autre matière, quand rien ne nous permet d’invoquer la tutelle de la fuite, de la mesure, de l’équilibre.. Quand même la chair ne pare plus, que nos galantes duperies s’enroulent sur notre vide.. Que reste-t-il ? La ressens-tu aussi ? Cette crépitation viscérale qui subjugue le temps et jamais ne te quitte ? C’est toi, sans l’entrelacs des peurs de la critique ! Viens ?! On se carapate à l’abord de la folie ? Là où notre finitude se consomme avec l’urgence attendue ! Où rien ne nous décomplète, où tous nos gestes finissent précis et accordés aux saveurs de notre esprit ! Viens ?! On solde leur envie ? On ravive bien fort cette mire amorphe qui a trop longuement crépité ? Ensevelie jusqu’alors par certains pantelants envieux pétrifiés, eux, qui laissent éclore à chaque occasion des certitudes bien orchestrées ! Eux, qui veulent notre bien dans le schéma de leur vie ! Du doucereux malheureux ! Ne nous livrons-pas à ces écueils, à ces avis écailleux qui ne tiendront pas bien droit dans un proche revif ! Tam Tam Tam, le temps finit toujours par remuer nos grandes profondeurs, ta lame de fond ne se murera pas toujours dans ton silence..

jeremy