Qu'ils lisent les bas-fonds poétiques

immo 10 11 2020

.. Laisse ! Finie la bluette, finie la saynète ! J’ai des libelles qui aberrent ! Des faits à vomir ! Aveuglez les émotifs, la haine trop nette est immarcescible ! J’encourrais l’enfer, maintenant, je le décris ! Ce vide abject, inexpiable, incoercible ! J’ai bien ressenti le glissement terrible ! À bas les masques ? En pleine terre maudite ? Et pis tchin-tchin-tchin dans la crise ? Qu’on intronise posément, sans notice sur la stratégie, sur le passif ? Vous réclamez l’usinage de la victime ? C’est grégaire, craintif, d’aspect facile ? Et je n’ose le dire, ritualiste ? Vous ne lui avez donc pas dit ! Pire, vous courbez la tête face à la vilenie ! Vils bacilles ! Vous pensiez la bête amochée, évanouie.. hallali ? Patience, patientez, petites, je polis, j’agrège, j’empire, je vous ferai subir la présence des lettres qui élèvent au public ! Je vous promets la vie ! Pas la brillance chancelante des rêves stellés qui vous empourpraient, ni celle de l’échelle enivrante aux barreaux pulsionnels ! Non mes belles ! L’intemporelle.. qui reste, brêle, bêle, bêche ! Le rivage des spectres prégnants qui assiègent terre comme rêve ! Ce sera à charge, sale, éternel ! Ce ne sera pas dit, ce sera écrit ! On entend la frontière ? Le bruit ! Le vôtre rudoiera la rétine ! Net direct à l’intellect, pas d’instinctuel, taxies, stimuli ! La pleine voix logée dans l’esprit ! C’est les synapses qui engagent ! Puis qui remisent ! Ce sera superbe et poudré de tragique ! Vous avez lésé et jouez avec la mauvaise tête.. la mienne nourrit l’écrit ! Pénètre trie réserve.. fulmine ! Ici, allusions allusives abîme en abîme ! Là-bas, la grappe est faite de grâces ! Je capterai l’attention, qu’ils lisent les bas-fonds poétiques.. en hypotyposes servies, en phrases héroisées, en injections impressives ! Vous avez dégourdi du cri abyssal, Il réagit ! J’ai les doigts qui vivent.. je crois qu’ils s’aiguisent ! Des griffes remarquables ! Mais cette fois, après deux décennies, je lui intime de vivre ! J’enfonce les tiroirs, j’inhume les buvards ! Que l’encre s’extravase, flue, fuit et s’écarte ! Plus rien ne se biffe, Plus rien ne se noie ! Pointillisme en postillons grenus de pulsion de vie ! Coup pour coup, pouls à pouls, que luise la rage.. et qu’aucune lamentation ne mollisse ! Naa.. ! Que sourde la bave viride, durcie et vibrionique qui impatronise le pire ! Adhésive, coriace, de la sanie plein le palais ! Qui collette les doigts et transmet l’effet ! Petites patelines, vous ne lui avez donc pas dit ? Vous ne lui avez donc pas dit ! Complaisants petits déchets.. Immo.. va, je te les laisse ! Perce ! Blesse ! Tes mots vivants sont des missiles ! Que les phrases se gênent volubiles dans la haine ! Du mêlé-cassis à ne plus savoir que lire ! Immo, sois leur supplice ! Qu’il devienne réification, vif enfer !

Comme je te plains, petite, sans talent, sans merveille, fuis, le néant t’appelle..
Et toi, qui acceptes et transgresses, lave ta bave, que la coulure soit belle.

 

jeremy