Citium, Citium

citium

Fragrances de nos jouissances, soyers de laitance irriguée dans l’intrication de nos corps bouillants, à l’intime frontière de la folie. Calvaire latitant qui sommeille et s’injecte dans les premiers verres, solitude hallali, petits cris libérés dans le vacarme silencieux d’une nuit.. Qu’on devrait pas rejoindre Morphée les viscères échaudées, tiraillées par le manque.. Qu’on devrait pas subir l’ignorance gênée des badauds humant les volutes de notre crasse malsaine, renoueurs de cauchemars… l’implacable trace, notre existence, notre présence, nos yeux livides évacuateurs de sang. Auge silencieuse qu’on voudrait résonnante, supplication alarmante inlassablement répétée, escarcelle famélique, seule la rage alors vous abecque.. l’avenant aux droits de l’homme.. qu’ils prennent garde, le reste de chair qui révère ses tentations bachiques et s’immerge dans les reins sataniques de ces alses, l’être aveuli à qui la vie présente son automne, le déchet établi qui se faufile et élude votre pitié, finiront par convaincre la masse.. que l’enfer est à leur côté, loin.. pis qu’ils peuvent le supporter. L’être est tapissé d’une terrible substance : loin du corps, loin de la tête. Le drame avoisine, voyez-vous, amarescent, il fulmine.. intermittent du stoïcisme, loin de leurs corps, ils acceptent le sort. Citium, Citium à leurs petites heures…

jeremy
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