Germe absolu de mes mots..

germe

 

Dispositif paré, escarre poussif, chiasse époussetée, le coeur qui se regimbe, tout crin bardé…
L’écriture gueule, débecte ou finit coulis infect.. suivez mes lèvres, leur chair asphyxiante, ces processions blêmes de volutes baveuses.. mortelles.. écrouelles mécaniques qui se tapissent.. murmurent, pactisent, allèchent.. la douce divulsion, l’emprise hystérique, qu’une déligation serait vaine.. les déprécations injectées avec plaisir dans le poison.. qu’on s’en bourre la peine, qu’on aime, qu’on aime, se lamenter et diluer l’espoir dans ces larmes éternelles.. immortel.. s’engoue de ces êtres chers, fiers, terribles.. ! Que leur absence est un faix qui délaisse et gicle dans mes mondes de sombres liesses.. caresses méphitiques, mâtinées à l’espoir perdu..pendu assoiffée tout vindicatif, remugle résilient que seule une nuit à écrire peut contenir.. à couver ses marottes, ahurir le croyable, attiédir la fureur, ligotée attisée juteuse salope.. Que tout peut pas être dit, certaines plaies se laissent attendrir, suinter que par écrit.. Les antiennes rassurent et parsèment la joie dans leurs esprits.. ça finit court automatique vilainement surréaliste, ça chroume de partout, mimétisme churinga délire…
Qu’ils feraient bien d’astiquer leurs sales prières, qu’au moindre flamboiement, je les louperai pas.. Que mes mots aphones claironnent dans leur solitude, mais que la rage est une chattemite qui part pas, qui baise, qui s’émeut à la moindre bave.. eidétique, méticuleuse, épistaxis à la volée.. qui rend la vie insondable.. Quand l’avenir infuse l’ignoble goût de l’incertain, quand l’espoir se maintient à des lettres fugaces, il ne vous reste que la folie.. et sa fumeuse bordée d’ignominie.. Que Sartre a vécu la naissance, la formation longue et salvatrice.. la rudesse, et la petite ivresse, qu’on déguste à bout de ganglions ! Ces lettres, totale abstraction, qui se muent et se dérobent, vous agriffent, et vous laissent la sueur, la transpiration et l’aspiration du lecteur qui ratiocine jusqu’au raptus.. qui gobe la peur, les pensées de cadavres patentés, les prières imbuvables de plumitifs remarquables.. Mais.. l’aperception.. envahit, foudroie, laisse la chair hâve se laisser pourrir.. qu’un Destouche perclus, honteux, 70 pouuuur 100, mourra dans les mots, jusqu’au dernier, qu’on déploie avec les derniers tisons de la haine, jetant l’encre sèche et possédée.. d’une vie ambivalente à l’excès.. à bout de souffle, à bout de souffre.. Que bien de ceux-là, qu’on pourrait en conférer des heures, que leur trace serait toujours là.. quelques litres d’encre, et une folie qui traverse les années.. un délire qui emporte, transporte, gâche les hasardeux et les culs infects infatués.. qu’il suffit pas de savoir, qu’il faut encore pouvoir.. déballer les mots, les assembler.. y foutre assez de haine pour les presser à geindre, à pisser leur quintessence sur des doigts éberlués, que Ferdine savait placer l’adjectif où il fallait.. au moment précis, où l’écueil serait fatal, gicleur de soporifique guigneur de doigts.. foireur désarticulé, et pas qu’un peu.. ça tremble, s’égosille dans la lourdeur de l’ahurissement, c’est la vérité, la sagacité qui injecte la douce pureté..le vilain coup d’acré, les mots affameurs, qu’on ne jure que par les addenda ! Bien affilés, qu’affleure la vie à travers ce brouillard.. qu’elle attise ces orgasmes assoupis, ces haines, traîtresses ravageuses, qu’elle me serve jusqu’au dernier souffle ces lettres ignivomes pour lesquelles la vie porte encore son sens.. ces immanités et leurs fatuités, germe absolu de la création..

Germe absolu de la création..

 

jeremy
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