Couvre tes diamants

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Clos tes paupières, ma douce Lola..couvre tes diamants, pis voile les éclats extatiques de ta douce voix.. l’amour asphyxie ses tendres proies, brinquebale tes entrailles dans son souffle infernal.. lueur infime des profondeurs de ton regard.. faut les sentir, Lola.. ces pétarades psychiques engouffrant ces doux amants dans l’univers tout capiteux et onirique de leurs tremblements.. quand la vie se résume à une présence, à cette putain d’odeur, cette effluve de malheur !
Immo et son petit coeur..

Mec, ça cogne, pulvérise de la tendresse qui finie mousse baveuse dans des bouches dévoreuses ! c’est l’overdose gâcheuse infusion de collapsus, amalgamation foudroyante de regards perdus, d’organes assourdissants, pâmoison exquise toute servie subite par l’entrée foudroyante de la beauté.. pis le corps répond plus de rien.. l’emballement organique ! la mécanique complique, astique, grille les lucidités dans des affolements, Lola.. les yeux en vrille tout canardant les mille battements d’une réalité galvanisée.. des tempes convulsionnées fumantes attérées.. c’est l’échange inopiné, le regard en détresse..

Lola, l’amour..
Nous immerge tous.. croulant sous des tonnes de picotements.. à se frayer un passage quitte à finir éplorés tout contre le sein impassible de la vie..Lola, l’amour.. fouille, inonde nos ventres d’onctueuses caresses, déverse l’ivresse par torrent.. pis ce qui naît dans un sourire est voué à finir pire horrible cris déchirant nos sombres nuits.. pour ce qu’elles sont.. nos vies.. vouées tout aussi dégueulasses..

Autant déguster..
C’est l’étreinte bourrée de mélinites, la nitescence orgastique qui trésaille, dérape, tressaute et farde les gueules éblouies de mille rêves.. qui massicote, gruge, ouvre les vannes terribles du délire de l’amour.. te vl’à ronflant gavé à la sueur, galimatias en effusion, bravant le ridicule, lantiponnant.. doucement pis cascade effarante..

Lola, nos corps..
Effroyable fusion de nos désirs, melliflues moutonnés et pis égrenés en images irrésistibles et tonitruantes ! Te v’là gueulant mêlé-casse, micmac organique sibyllin ! Aspirant maelström d’images de partout, comblées d’espoirs, de rêves, d’amour !
Ode mirifique, toute secousses, prodrome du mirage stellaire !

 

jeremy
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