Cloaque suceur de mot

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Faites place au grimaud.. bâfreur de ce cloaque suceur de mots..papelards et tout empressés, chiures en tohu-bohu, çà ici là, quinauds d’un côté, rogues ci-dessus.. les émerillonnés, en tas ! V’là J., grouillot impavide, et la porte.. pis le bourbier.. qui s’évide.. s’agriffe aux sinuosités monstrueuses de cette crasse barbaque de nantis.. acculée par une myriade de mouches à merde.. des étendues de roulures galonnées, v’là les cadavres diaboliques de jeunes éphèbes couvés gavés tout caviardés.. éclatant leurs pâles éjaculations sur ces espoirs qui vont bisquer.. l’enfer se comptera en années. Pis on sera bien faiblards devant tant d’agaceries, implorant nos yeux de la boucler.. eux, qui finiront de se consumer en s’abcédant.. J. qui presse, jabote et fume votre temps..

Moi ? engoncé raplapla à la bave pompeuse, faquin crotté qui tournoie dans vos yeux apeurés. Si je bous, faut voir cette haine diffluente.. immarcescible, affolante.. faut les voir frétiller, ces aspersions démoniaques.. ces briseurs argentés contre qui les mots ne peuvent rien.. alors on écume, on écume de sales bières.. pis dans un tremens bandant, on s’dira qu’on a encore des burnes.. que la révolution était à nos pieds, qu’on avait qu’à la ramasser.. entre pochards, on se fera accroire qu’on a osé bouger, remuer.. se baisser.. et finalement exister.. faudra pas dégriser, jamais.. au risque de voir à travers ces yeux vaporeux l’effluence de nos âmes nécrosées.. et surtout, lever les yeux quand le bourreau fera son boulot. Pas en perdre un morceau. Le courage érugineux casse pas aisément, faut s’y reprendre, attendre l’éruption peu fournie de ce tendre sang.

Un fricot onctueux les attendra alors, luisant sous les coups de boutoir d’une fourchette gorgée aux carats. S’avancera alors une flopée d’autres lâches, une fragrance qu’ils se feront un plaisir de déguster. Des agapes à l’oeil sur des lits de prières ! Fouettades sur fouettades, cris sur cris, nos supplices face à leurs jouissances.. raillant ces galvaudeux qui tenteront, dans un ultime sursaut, de s’agenouiller pour étreindre la révolution.. mais qui n’y trouveront qu’une absoute.. et ces yeux battus, bardés de récréments et tout désechés.. terrible affouillement de larmes ! amadoueuses, amarescentes, qui ambulent et engouffrent nos moindres rêves dans une béance..

j’la vois déjà.. qui aboule en tapinois et amasse notre engeance.. couillus bourrus ardents à faire des mots nos plus célèbres putes.. l’aman ? faxé gueulé ? ablations infectes, rage écumante lasse affairée autour de nos sales copies volées plagiées.. comprenez, le style éduque, imprègne, s’acoquine.. Ferdine afféterie plume affilée dans l’chevet ! pas faute les mondations, échecs absinthiques, aliénistes bistournant nos mots.. que le style veut pas partir, rien savoir, s’étendre et ambuler dans nos petits papiers. tombereau de chiures amadoueuses de Ferdine, qui barguignent, s’effilochent et finissent sibilations emmerdeuses, panorama de souille ! Nous ? congrégés puanteurs bâfreurs du voyage, qu’on reste cois devant la tentative de dérouillée, qu’on touche pas la cheville d’un étron de Ferdine, qu’on ose, indispose, pioche de la barbaque de style ! qu’on devrait pas, angariés couilles molles. Mais des couilles dures, vous en conviendrez, ce serait inquiétant.

jeremy
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