Carrousels bariolés

carrousels

 

Argh ! Respire ! Avec tes carrousels bariolés, te v’là irroré dans le monde des défoncés, des piquouses argentées insculpant ta peau du cadavre de ces rêves envolés.. C’est la folie qu’on respire, la haine indélébile et tout un tas de cachetons alarmistes. Pis c’est la vie qui défile en cette ode utopique cadencée à coup de grammes lysergiques.. C’est la bacchanale écumante qu’on peut pas juguler, pis, accrétion d’orgasmes oniriques qui sont que restes de réalité angelisée.. Halenée de souffre, goétie bourdonnante.. parias pultacés, jobards infernaux, enculés tout ronflants. Epuisés, piétinés, émaciés.. renâclant avec peine des bouts de rêves affouillés.. myriatonne de dipsomanes, chiliade cruentée.. qu’on les voit dévaler nos pensées.. Les oubliés du billet, baveux frelatés aux nuits redoutées. Prises en enfer dans un aquilon postillonné par cette défection accidentelle, bataclan épouvantable. On avance avec peine, mec, à mesure que l’avenir s’échappe de nos veines.. affilées et affadies, qui comblent alors cette béance d’un pus visqueux, une ambroisie bandante.. d’un sommet maculé de poudres éternelles.. menus plaisirs pour des bâfreurs de caviar un peu trop repus.. qui goûtent alors à nos suicides alliciants. Et ses songes dolents, ses dédales qui confinent à la folie.. Laissez-moi écacher leurs rétines, débagouler sur leurs reluisantes vie.. J’serai l’indicible sauvagerie qui duit pas à leurs doux carats, l’ignoble mutin sperme de toutes les révolutions. L’infâme cadavre contumélieux.. féru de garrotte.. la ganache qui s’insinue dans vos terribles cénacles.. la plume ignivome qui marque à jamais les esprits putassiers….

jeremy